dimanche 7 juillet 2013

Datcha, comment ça était avant.


L'adresse de datcha 117, rue des Fraises.
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Cette datcha a été acheté par mes grands-parents quand j'avais 6 ans et mon cousin - 3. Elle a été acheté pour nous: manger ses propres fruits et légumes et nous amuser en dehors de la pollution de la ville.
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Au début c'était vraiment un énorme potager avec des pommes de terre, des aubergines, des carottes, des tomates, des concombres et des courgettes. Mais aussi nous avions des fraises, des framboises, des petits pois, des pommes, des abricots, des cerises, des poires, des prunes. Il fallait prendre soin de tous ce beau monde: c'était beaucoup de travail. 
Aujourd'hui le potager est réduit en grandeur mais pas en qualité. 


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D'abord au mois de février préparer les petites pousses dans les petits pots, ensuite planter au printemps , ensuite soigner, ensuite ramasser, emmener à la maison la récolte dans les seaux qu'on transportait nous même 2 km à pied jusqu'à la plus proche arrêt de bus et ensuite encore au moins une heure de trajet en trolleybus et  cie. On avait pas la voiture. 
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L'arrosage c'était une corvée à part. L'eau venait de Volga et coulait dans les tuyaux selon les horaires improbables dans la semaine pendant 3 heures genre 3 jours par semaine. Il fallait déployer les tuyaux en caoutchouc, les déplacer, surveiller que l'eau ne déborde pas dans les rangées et tous ça en 3 heures pour le terrain de 600 m² , du sport pour mes grands parents à l'époque ayant vers 50 ans, des djeuns, quoi...

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Tout le monde: mes grands-parents Taïssia et Yourii, mes parents Olga et Petr et moi, le frère de ma maman Andrei et sa femme Elena et leurs fils Romane logeaient pendant le WE à la datcha dans une minuscule maison remplie des lits. 
On dormait par trois dedans. 
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Moi j'aimais la datcha jusqu'à mon adolescence. Après je préférais le confort de la ville aux chiottes turques dans une cabane en bois pleine d'araignées au bout du terrain. Je pouvais pas me doucher, il faisait chaud dans la maisonnette et encore j'échappais  à la corvée du potager mais jamais au seau rempli des pommes que je devais transporter une fois le WE fini. 
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J'ai entendu cette phrase je ne sais plus où:
" ah les Russes ce drôle de peuple. Ils travaillent toute la semaine pour enfin rejoindre leur datcha le WE pour y travailler encore plus dur mais cette fois -ci gratuitement"
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Et oui, malgré tout, mes grands -parents adoraient la datcha et une fois devenus retraités ils y passaient au moins 5 mois les plus chauds de l'année. 

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